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Fabien Gilot : « Gagner une fois c’est bien, perdurer c’est mieux »

Articles pro Avis d'experts Business 5 min.

Il était l’invité, mardi 23 octobre, d’un webinar Meilleurs Agents : le nageur multi-médaillé, Fabien Gilot, est revenu sur son passé de champion olympique et du monde. Le Nordiste a aussi évoqué sans réserve sa reconversion réussie. Fabien est désormais à la tête d’un cabinet d’assurances et a multiplié par sept son chiffre d’affaires en seulement cinq ans. Un témoignage riche d’enseignement que vous pouvez facilement mettre à profit au sein de votre agence. Voici, en dix points, ce qu’il faut en retenir. 

1. Définir ses valeurs

Quand vous créez votre entreprise, interrogez-vous d’abord sur l’image que vous souhaitez renvoyer et sur les valeurs que vous voulez véhiculer. « Partez d’une feuille blanche et réfléchissez à ce que vous voulez que soit votre entreprise dans un an, cinq ans, dix ans », conseille Fabien Gilot. « La singularité d’une entreprise repose sur son socle de valeurs. Chez nous par exemple, il n’y a pas pas de star, c’est le collectif qui prime. La réussite n’a de valeur que si elle est partagée. Alors quand je recrute, je me concentre sur la personnalité des candidats, leur énergie et leur faculté à partager, déclare l’ancien nageur. Au sein d’une entreprise, tout le monde ne veut pas être champion olympique. Le rôle du chef d’entreprise, c’est de recruter des gens qui ont les mêmes valeurs et de les positionner à la bonne place, là où ils seront épanouis. »

2. Se fixer des objectifs à long terme

« Les meilleurs sont jugés dans le temps et sur une régularité de performance », lance le cofondateur de JDG Assurances. C’est, selon lui, ce qui fait la différence entre le haut niveau et la haute performance. « De nombreuses personnes sont au haut niveau dans leur activité : elles s’investissent, travaillent énormément, ne comptent pas leurs heures. Mais peu font de la haute performance. Pour cela, il faut avoir une vision à long terme. Les objectifs mensuels ne suffisent pas. » Se fixer des objectifs à long terme permet de relativiser les passages à vide ponctuels. Fabien Gilot fait un nouveau parallèle avec le sport : « Vous pouvez rater des compétitions mineures, ce n’est pas pour ça que vous ne serez pas champion à la fin. »

On connaît des athlètes qui ont gagné une grande compétition mais qu’on n’a jamais revus sur un podium. Ce n’est pas parce qu’ils n’avaient plus le talent nécessaire mais parce qu’ils n’avaient pas de vision à long terme. C’est la même chose pour ceux qui ne se sont jamais remis d’une défaite. 

3. Savoir s’entourer 

Fabien Gilot vous invite à vous entourer des bonnes personnes parce qu’on « ne réussit pas seul ». « Allez chercher des gens qui vont vous aider à challenger votre modèle. » Deux ou trois personnes suffisent. « Cela peut être un chef d’entreprise qui évolue dans un autre secteur que le vôtre, ce sera même plus enrichissant encore. Essayez ensuite de vous nourrir de l’expérience de chacun, de ses succès et de ses échecs. »  

4. Soigner les détails

Dans le sport comme en affaires, le Nordiste aime prendre l’image d’une « chaîne de petits détails qui, mis bout à bout, conduisent à la victoire. » Montrez-vous régulier dans votre travail et soignez chacun de ces petits détails. Parce que « gagner une fois c’est bien, perdurer c’est mieux. »

5. Sortir de sa zone de confort

Partez de ce constat simple : « Au moins deux-trois fois par an, un professionnel doit avoir des bouffées de chaleur, le cœur qui s’accélère et du stress à la veille d’un grand rendez-vous. Si ce n’est pas le cas, c’est que vous réussissez chaque défi et que vous n’êtes donc pas au maximum de votre potentiel », déclare le médaillé olympique. Son conseil ? « Pour sortir de votre zone de confort, vous devez être curieux, ouvert d’esprit et vous devez aller chercher des exemples de réussite. » 

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6. (Se) faire confiance

Que vous travailliez seul ou en équipe, la confiance est primordiale pour réussir. Et pour Fabien Gilot, il n’y a pas de demi-mesure : « Soit vous faites confiance à 100% à vos partenaires, soit vous ne leur faites absolument pas confiance. Et dans ce cas, vous ne pouvez pas travailler ensemble. » Suivez votre instinct. Si vous doutez de vos choix ou des personnes qui vous entourent, il y a sans doute une bonne raison.

7. Gérer les moments de solitude 

« Que vous soyez à la tête d’une petite structure ou d’une entreprise du CAC 40, vous serez confronté(e) à la gestion de la solitude et à la remise en question de votre modèle, de votre vision, constate Fabien Gilot. Ce qui est important, c’est de banaliser cela car même les plus grands traversent des moments de solitude. C’est un passage obligatoire qui perdurera quelle que soit la taille de votre entreprise. » 

8. Apprivoiser la peur 

Tout le monde a peur. Et pourtant, on continue de détester ce sentiment. Si on apprenait plutôt à l’apprivoiser pour en faire un moteur ? C’est ce que font les grands champions et les entrepreneurs qui gagnent. À l’instar de Fabien Gilot, qui juge que « la peur est positive. C’est elle qui vous transcende, vous amène à vous surpasser et à sortir de votre zone de confort. Fuir la peur est une erreur. Mais si vous n’arrivez pas à l’analyser, elle se transforme en panique. » C’est pour cela que « la gestion des émotions est très importante, poursuit le champion de natation. Ce qui est essentiel, c’est de faire une bonne lecture de l’environnement. Dans les moments de stress, il faut pouvoir prendre du recul et analyser la situation pour prendre les bonnes décisions. » 

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9. « Aimer » l’échec 

Dit comme ça, il faut reconnaître que c’est assez curieux. Quand Fabien Gilot l’explique, cela prend heureusement tout son sens. « J’adore l’échec, raconte-t-il. Ça peut choquer mais j’ai appris à l’aimer, à capitaliser sur lui et à le digérer. L’échec est constructif. En tant que chef d’entreprise, je n’ai pas gagné tous les appels d’offres que j’aurais voulu gagner mais j’ai toujours su en tirer du positif. Je ne connais pas un chef d’entreprise ou un sportif qui n’a jamais connu l’échec ; c’est l’acceptation de cet échec qui permet de se projeter rapidement sur les challenges suivants. » 

10. Rêver 

Selon Fabien Gilot, « tout doit partir de la notion de rêve dans un premier temps. Partir d’une feuille blanche et écrire quelque chose de très ambitieux. » Pour lui, il est indispensable de « se nourrir des belles réussites, celles des grandes entreprises mais aussi celles des petits indépendants (boulangers, plombiers ou pharmaciens). » Pourquoi ? « Pour vous dire :  » moi aussi je peux arriver à ce niveau-là et, pourquoi pas, rêver encore plus grand ?  » »

Karin Scherhag

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